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Exposition

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Exposition

Du samedi 13 février au lundi 15 mars 2010

Lawand Peinture

Vernissage le samedi 13 février 2010 dès 16h00

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Pour Lawand, les mots vivre et peindre sont équivalents. Sa peinture recèle toutes les facettes de sa personnalité, consciente ou non.

Nous sommes entre incarnation et désincarnation, dans une vie qui n’est plus que vibrations de poussières d’os et de muscles, de cellules et de viscères bouillonnants, au-delà du corps mais pas encore dans l’infini de l’âme.

La répression des peuples opprimés est une hypothèse de travail et cette piste n’est qu’une interprétation parmi d’autres. Selon Reverdy, "une œuvre est faite d’intentions, de virtualités parfois plus importantes que ne le sont les résultats évidents". Une œuvre est d’autant plus riche qu’elle ouvre plusieurs niveaux de lecture dont certains échappent parfois à l’artiste lui-même.

Jacky Essirard


L'invisible chemin de l'exil.

Il est Kurde, déraciné de la Syrie, établi en France à Angers et momentanément à Lutry.

La peinture de Lawand lui ressemble physiquement. Elle est actuellement aux cimaises de la Fondation l'Entrée à Ropraz jusqu'au 15 mars.

L'artiste peint la tristesse, le désarroi sur des fonds qui crient et parfois s'absentent. Les teintes poussent ses personnages vers l'oubli. Il nous livre l'image de la perte, de la cassure avec des toiles qui ont la couleur des sentiments cachés, sentiments éprouvés par les victimes, enfouis dans leur corps, dans leurs pensées, Même si le peintre ne leur fait pas porter une croix, ils sont lourdement chargés de fardeaux intimes. Ses créatures nées de la peur, de l'oppression, du vide n'affrontent pas la vie, elles la subissent, écrasées par un monde de menace, face à des barrières de diktat, Elles se présentent comme des innocents accusés. torturés autant dans leur esprit que dans leur chair. Ligotés par l'impossibilité de vivre, l'interdit de vivre, les êtres ne sont plus que des taches à peine animées, Etres en déchéance, en lambeaux, le corps s'efface, ne reste que l'ombre, elle vacille jusqu'à tomber.

Le peintre veut exprimer l'invisible. il tente de transmettre l'obscur et le dedans, comme happé par une société qui a perdu la boussole, qui ne créé plus que le départ, l'effacement. Il semble renier la lumière, et quand elle s'impose elle a couleur de sang coagulé. Il écrit; " A quoi servirait la parole dans cet espace infini,? derrière les corps la peur tente l'évasion."

Cette exposition ne peut pas laisser indifférent. Je n'ai rencontré personne pour dire l'exil avec tant de lucidité.

L'exposition est ouverte tous les jours sauf le mardi, de 14 à 19 h. tél. 021. 903 11 73.

Mousse Boulanger


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Fondation Estrée - Espace culturel à Ropraz

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