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Logovarda

Exposition du 24 avril au 24 mai 2010

Vernissage samedi 24 avril 2010 dès 16h
Présentation par Thierry Châtelain

 

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Logovarda
Peintre, graveur et sculpteur
Vit à La Ferrière

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Après l’obtention d’une bourse fédérale à Zürich au début des années 70, il a exposé régulièrement en Suisse romande et en Suisse alémanique, ainsi qu’en Grèce et à Barcelone.

Son travail a notamment été présenté à la Galerie Numaga à Auvernier, la Galerie Nelly L’Eplattenier à Lausanne, le Musée des Beaux-Arts du Locle, l’Espace PR36 à Neuchâtel, la Galerie Jonas à Cortaillod, ainsi qu’à l’Espace Courant d’Art à Chevenez.

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Rage et dérision

Dans une grande maison isolée de La Ferrière, Logovarda élabore presque en reclus une œuvre exigeante et tourmentée qu’il retravaille sans cesse. Il s’exprime par l’acryl, la gouache, la craie grasse, sur des papiers que durcissent les superpositions de matières, des noirs et des blancs essentiellement, et parfois des rouges tragiques.
Ces œuvres en disent long sur les moyens techniques du peintre, sur sa vision pessimiste du monde, sur son indignation face à l’abus, à l’injustice. L’homme laminé, broyé, aux abois tant qu’il n’est pas à terre, voilà le propos du peintre, dont la force et la grinçante justesse de ton impressionnent.

Toutes ses œuvres suscitent un choc, moins par l’agressivité du style que par leur contenu. Logovarda n’est pas de ceux qui jettent pêle-mêle des figures, des signes sur le papier au gré de l’humeur et du courroux. Chaque tableau apparaît comme le fruit d’une méditation, le moindre détail parle, l’ensemble résulte d’une savante organisation : le chaos lui-même, moteur de l’œuvre, relève de la réflexion et d’un sens aigu de la composition. L’œil s’égare dans les imbrications de personnages, d’animaux fabuleux, de croix, de circonvolutions en noir et blanc qui font parfois hésiter entre une lecture en positif ou en négatif : où est le sujet, où est le fond ? Ces espaces labyrinthiques malmènent nos certitudes.

La mort, la violence, la tyrannie sont des thèmes récurrents que le peintre aborde en façonnant avec naturel une mythologie personnelle dont la violence contenue ne donne que plus de pouvoir évocateur au tableau. Pas de cri, pas de tintamarre malgré l’aspect bouillonnant des oeuvres, mais une plainte sourde, un silence traversé de grondements, une rage rentrée. Et de la dérision, qui rend le propos plus saisissant encore.

Son œuvre impressionne autant par les idées fortes qu’elle véhicule que par ses remarquables qualités techniques, en peinture comme en gravure. Le sentiment d’oppression qu’elle évoque est paradoxalement servi par le style le plus libre qui soit, et la tension dramatique qui s’en dégage se voit adoucie par l’humour de ces compositions.

Jean-Pierre Girod (Le Quotidien jurassien)

 

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